La cure de Doulon jusqu’au XIX° siècle
L’actuel presbytère de Doulon a été édifié au XVII° siècle ou au tout début du XVIII° siècle. Il dépendait de la paroisse Saint-Médard fondée au XII° siècle.
Aujourd’hui isolé, il était au XVIII° siècle situé au cœur d’un petit ensemble composé d’un jardin entouré de murs, d’un verger et d’un pré entouré de haies. En 1795, l’accès au presbytère se fait par « une petite avenue », un chemin bas bordé d’arbres qui mène au portail : l’entrée actuelle est un vestige de cet agencement.
L’ensemble se compose d’une maison précédée d’une grande cour close de murs mitoyens avec ceux de l’église et du cimetière, d’un jardin, d’un verger et d’un pré à l’arrière de la maison.
Pendant la Révolution, en 1796, la cure est vendue comme bien national avant d’être rachetée par la commune, quelques années plus tard, afin d’y loger le nouveau curé.

Entrée de la cure avant 1966

Entrée de la cure en 2021
La cure de Doulon depuis la fin du XIX° siècle
À la fin du XIX° siècle, l’édifice, en très mauvais état, fait l’objet d’importants travaux mandatés par la Ville auprès de l’architecte Henri Gilée. C’est sans doute à cette occasion que le manoir est ragréé, son enduit recouvrant l’appareillage d’origine. Jusque dans les années 1960, la propriété n’a que peu changé de physionomie.
Mais la tempête de 1966 se solde par la chute du clocher et des dommages sur la toiture de la cure. L’équipe paroissiale entreprend alors des travaux de confort, engage la démolition des bâtiments extérieurs (buanderie, poulailler, etc.) et leur remplacement par des salles paroissiales.
Après la réunion le 1er septembre 2003 des quatre paroisses (Saint-Médard, Saint-Jean-Baptiste, Notre-Dame-de-Toutes-Aides et Saint-Marc) en une seule (Sainte-Marie-de-Doulon), le presbytère est délaissé au profit de la Maison paroissiale située 23 rue de la Ville-en-Pierre.
En 2014, le manoir est investi par soixante-dix demandeurs d’asile. Au bout de deux ans sans solution, le lieu est évacué.
Lors des Journées du Patrimoine des 18 et 19 septembre 2021, la cour et le bâtiment étaient ouverts au public et l’historique des lieux était présenté dans la cour.

L’ancienne cure en 2021
En 2021, pour redonner une affectation à ce bâtiment, l’un des plus anciens de l’agglomération nantaise, le presbytère de Doulon a fait l’objet d’un appel à projet dans le cadre des « Dix lieux à réinventer ». C’est l’association Génération Tardigrades qui a été choisie.
Cette association souhaite redonner vie à la cure du Vieux-Doulon en créant un tiers-lieu convivial dédié à la transition sociale et écologique. Afin d’accompagner ce projet, la Ville de Nantes engage la restauration complète des bâtiments et des extérieurs. Les travaux débuteront en 2025 pour ouvrir le lieu au public en 2026.
Texte :
Mairie de Nantes
Photo ancienne :
Crédit iconographique Archives de Nantes

Photos actuelles :
Jean-François Dutar
Les travaux vont finalement commencer en 2026.

L‘ancienne cure en travaux – Mars 2026
Après un an de fouilles archéologiques, qui ont révélé une dizaine de sépultures, et une journée portes ouvertes en décembre 2025, le gros œuvre a démarré, avec un désamiantage et la démolition de bâtiments vétustes.
Le café comportera une cuisine et deux salles, dont une plus cosy, avec une cheminée ! Dans les étages prendront place les bureaux et des studios de musique.
La grande cour sera végétalisée en grande partie, avec un jardin pédagogique, en collaboration avec l’école voisine, pour développer la connaissance des produits de la terre. Le futur tiers-lieu comportera aussi des « pages blanches », trois locaux pour accueillir les initiatives du quartier.
La cure réinventée devrait ouvrir en 2027.
Sources :
https://metropole.nantes.fr/actualites/la-petite-cure-souffle-sa-premiere-bougie
Photo :
Jean-François Dutar
