Paroisse Sainte Marie de Doulon

Église Notre-Dame-de-Toutes-Aides

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Notre-Dame-de-Toutes-Aides

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Façade place Victor-Basch
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Vue depuis la place Gabriel-Trarieux
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Statue de la Vierge Marie

La chapelle Notre-Dame-de-Toutes-Aides

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Chapelle Notre-Dame-de-Toutes-Aides

« Un premier lieu de pèlerinage à la Vierge s’est développé au XIIème siècle sur le domaine du Petit-Blottereau ; il s’agit, semble-t-il de la chapelle de Toutes-Aides ». [1]

« La sainte chapelle de Toutes-Aides ne paraît dans aucun document avant l’année 1610 mais, cette année-là, elle est reconstruite ; c’est donc quelle était vieille déjà, car les anciens construisaient solidement. » [2]

Selon la légende, la princesse Constance de Normandie, duchesse de Bretagne, fille de Guillaume le Conquérant, « en son château voisin de Nantes (...) se vit un jour en grand danger ; elle implora la très sainte Vierge et promit de lui faire construire une chapelle, près de son logis, pour prix de sa délivrance. Elle fut exaucée ; elle accomplit son vœu et c’est ainsi qu’une modeste chapelle s’éleva non loin du Petit-Blottereau. » [3]

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Mur de la chapelle rue de la Ville-en-Pierre

Depuis 1610...

La chapelle Notre-Dame-de-Toutes-Aides rénovée mesurait « vingt-sept mètres de longueur, sept mètres de largeur et six mètres de hauteur sous les lambris qui formaient voûte en berceau continu. (...) Une porte latérale est demeurée jusqu’à nos jours. » [4] Murée, elle est visible sur le mur bordé par la rue de la Ville-en-Pierre.

« La chapelle de Toute-Aides (...) ne cessa jamais d’être une trêve de la paroisse de Doulon. Le curé de Saint-Médard y disait souvent les messes demandées par ses paroissiens ; il y bénissait parfois des mariages ». [5]

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Intérieur de la chapelle vers 1850

« Après l’orage révolutionnaire », les paroissiens récupèrent leur chapelle - devenue bien national et vendue - en la rachetant « pour la somme de 400 livres » en juillet 1797. Mais, suite à des troubles, « la Préfecture, dès 1803, fit fermer la chapelle. Celle-ci fut louée à des industriels qui en firent dépôt de toute nature. » [6]. L’abomination ! Et ce n’est qu’en 1830 que la Préfecture « autorisa l’ouverture du vénéré sanctuaire ». Pour la reprise du culte, les aménagements indispensables furent réalisés, puis complétés pour un embellissement du lieu de culte. « Un dessin de Félix Benoist nous a conservé l’aspect intérieur de la chapelle, tel qu’on le voyait vers 1850. » [7]

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L’église Notre-Dame-de-Toutes-Aides

Au cours du XIX° siècle, « la chapelle de Notre-Dame de Toutes-Aides (...) provoqua un afflux d’habitations ». Le quartier se développe considérablement au XIX° siècle et est désigné sous le nom de "Ville en pierre". Il prit de l’importance, par exemple avec le transfert en 1861 « en la tenue des Portes, tout près de la chapelle » du pensionnat des Frères de Lamennais. Un projet de transfert à Toutes-Aides du centre paroissial de Doulon fut même étudié en 1864.

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L’église avant la construction du clocher

Cela justifie la création, par décret en date du 31 juillet 1873 signé par le chef de l’État, le maréchal de Mac-Mahon, d’une nouvelle paroisse, détachée de celle de Saint-Médard de Doulon. L’évêque, Mgr Fournier, décida le 7 décembre d’exécuter ce décret. Malgré des oppositions violentes, l’inauguration de la chapelle comme église eut lieu ; toutefois, pour pallier ses insuffisances, la construction d’une église neuve, contiguë à la vieille chapelle, fut décidée et l’architecte conçut son intégration dans le monument.

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L’église au début du XX° siècle

L’église actuelle a été construite à côté de la chapelle à partir du 11 août 1878 (pose de la première pierre) sous la direction de l’architecte François Bougouin. Elle a été ouverte au culte le 28 juillet 1881 sous le pontificat de Léon XIII et l’épiscopat de Jules François Lecoq, dont on peut voir les armoiries sous la voûte de la nef.

La tour clocher a été ajoutée de 1893 à 1895 devant l’ancienne chapelle qui existe toujours à l’intérieur de l’église (chapelle de la Vierge).

Au terme de l’ornementation, la consécration épiscopale eut lieu le 22 octobre 1895, confortant l’importance de la chapelle votive restaurée.

De nombreux travaux ont été entrepris dans l’église avant qu’elle atteigne sa configuration actuelle.

Vous trouverez un article sur les nouveaux travaux de restauration qui ont lieu en 2016 et 2017 en cliquant ici.

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Armoiries du pape Léon XIII
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Armoiries de Mgr Lecoq

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Les nouvelles verrières

Pour voir un article détaillé sur les vitraux, cliquer ici.

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Le 1er septembre 2003, la paroisse Notre-Dame-de-Toutes-Aides est réunie aux paroisses Saint-Médard (Vieux-Doulon), Saint-Jean-Baptiste et Saint-Marc (Malakoff) pour former la nouvelle paroisse Sainte-Marie-de-Doulon.

Des travaux portant principalement sur les toitures ont commencé au cours du dernier trimestre 2016 et devraient durer jusqu’à juillet 2017. Pour en voir le détail, vous pouvez cliquer ici.

Texte et photos :
- Jean-François Dutar

Sources :
- Communication de Michel Kerézéon du 2 octobre 2010 : "La Chapelle Notre-Dame de Toutes-Aides, Depuis 400 ans..."
- Chanoine Jean-Baptiste Russon, Notre-Dame de Toutes-Aides à Nantes, préface de Mgr Villepelet, évêque de Nantes, décembre 1961, 44 pages.
- Bulletin paroissial : Vie paroissiale de Notre-Dame-de-Toutes-Aides, 18 septembre et 2 octobre 1983
- Article « Toutes-Aides, église dédiée à la Vierge, celle à qui l’on peut tout demander », in Ouest-France : entretien avec l’abbé François-Xavier Romefort, curé de la paroisse (1989-1995)
- le site infoBretagne : http://www.infobretagne.com/doulon-paroisse.htm

Le culte marial

Dans l’histoire de l’Église, le culte de la Vierge Marie, mère de Jésus, a pris naissance très tôt ; « il est à l’origine des nombreux sanctuaires élevés en son honneur à travers le monde, des nombreuses fêtes liturgiques qui la célèbrent et d’une spiritualité aux diverses formes, adaptées aux esprits les plus simples comme aux plus grands mystiques et théologiens ». [8]

Ainsi, la chapelle Notre-Dame-de-Toutes-Aides est un bel exemple du culte mariai au pays nantais. Elle reçut son titre probablement après les Croisades. La fête patronale était célébrée le 25 mars, fête de l’Annonciation. En 1610, après sa réfection, elle possédait une haute statue en bois polychrome de la Madone, portant sur son bras gauche l’Enfant Jésus : « Marie est une reine qui porte le roi du monde ». Au fil des ans et des siècles, la chapelle devint « un lieu de pèlerinage très prisé de toute la population nantaise ». En témoignage des « grâces obtenues par l’intercession de Notre-Dame » des ex-voto tapissent deux murs, ainsi qu’une maquette d’un petit voilier est suspendu à la voûte. Des remerciements, des reconnaissances pour « Celle à qui l’on peut tout demander », sous forme de plaques gravées en marbre blanc jusqu’en 2007...

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Statue de Notre-Dame de Toutes-Aides

La statue de Notre-Dame-de-Toutes-Aides est la première des trois Madones de Nantes à avoir reçu le privilège d’un solennel couronnement, accordé en 1883 par le pape Léon XIII.

Mgr Lecoq, évêque de Nantes, procéda à cette cérémonie solennelle et grandiose le 24 juin 1883. Un haut-relief sculpté, de marbre blanc, transporté en 1911 dans la chapelle votive en garde témoignage. Le souvenir de la coronation fut renouvelé en 1908, 1933 (le jubilé d’or), 1958 et 1983.

Il peut être souligné la continuité de la dévotion mariale : aujourd’hui, « devant (la vénérable) statue brûlent des cierges, témoins de la prière des fidèles et de leur volonté de vivre en chrétiens ». Notre-Dame-de-Toutes-Aides « était et demeure un lieu de culte important ».

Sources :
- Chanoine Jean-Baptiste Russon, Notre-Dame-de-Toutes-Aides à Nantes, préface de Mgr Villepelet, évêque de Nantes, décembre 1961, 44 pages.
- Bulletin paroissial : Vie paroissiale de Notre-Dame de Toutes-Aides, 18 septembre et 2 octobre 1983
- Article « Toutes-Aides, église dédiée à la Vierge, celle à qui l’on peut tout demander », in Ouest-France : entretien avec l’abbé François-Xavier Romefort, curé de la paroisse.

Texte :
- Michel Kerézéon

Photo :
- Jean-François Dutar

Curés de l’ancienne paroisse Notre-Dame-de-Toutes-Aides

DatesNomsRemarques
1873-1876 Remaud ancien aumônier du Pensionnat
1876 (?)-1895(?) René Bariller nommé en 1895 chanoine honoraire de la cathédrale
en 1908 Guillou
en 1933 Crand
en 1949 chanoine Jonchère
en 1958 Riochet
.....
-1976 Robert Ardois † 2002
1976-sept. 1989 Émile Macé
1989-juin 1995 François-Xavier Romefort curé de la paroisse Saint-François-d’Assise de 1995 à ...
sept. 1995 - sept. 2002 Fernand Bonnet † Nantes 24 août 2010, sépulture Vallet 27 août
sept. 2002 - sept. 2003 Joël Lebeau dernier curé - premier curé de Sainte-Marie-de-Doulon

Pour plus de renseignements sur les prêtres de notre paroisse, vous pouvez consulter la page Portraits en cliquant ici.


Sources :
- Chanoine Jean-Baptiste Russon, op. cit. pour la période 1873-1958

Texte :
- Michel Kerézéon

Notes

[1] Article « Doulon, regards sur notre histoire », Fête paroissiale du 20 octobre 2002 de la nouvelle paroisse Sainte-Marie de Doulon

[2] Chanoine Jean-Baptiste Russon, Notre-Dame de Toutes-Aides à Nantes, p. 11

[3] Ibid. p. 11

[4] Ibid., p. 14 et 15

[5] Ibid., p. 19

[6] Ibid., p. 21

[7] Ibid., p. 21

[8] Théo, 1993, Vie des Saints, p. 98c


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